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CESAR FRANCK (français)

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CESAR FRANCK

A Donatienne

Les Djinns de César Franck, l’immense soir d’hiver,

Les mots mélancoliques d’un court poème saphique,

Et tout est comme un songe, comme une épure tragique,

Venu de très loin, jailli de l’âme de l’air !

 

Et plein de somnolence, la main désire toucher,

La douce soie des notes, le chant du feu léger.

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 23 janvier MMXII

 

Glose :

César (Auguste-Jean-Guillaume-Hubert) Franck (né à Liège, le 10 décembre 1822 - mort à Paris, le 8 novembre 1890) : Compositeur français, professeur et organiste d'origine belge, l'une des grandes figures de la vie musicale française durant la deuxième moitié du XIXe siècle.

En 1830, son père l'inscrit au conservatoire de Liège où il remporte, rapidement, les grands prix pour le solfège (1832) et le piano (1934). Encouragé par ces succès académiques, son père organise, au printemps de 1835, une série de concerts à Liège, Bruxelles et Aachen. En 1835, la famille déménage à Paris. Cet événement laisse présager, en lui-même, un assaut vers de nouveaux publics mais aussi des leçons de piano avec Zimmermann et un cours d'harmonie et de contrepoint avec Reicha, le professeur de Berlioz, Liszt et Gounod.

Pour subvenir à ses besoins, il enseigne dans différentes écoles publiques et institutions religieuses et obtient le poste d'organiste à la petite église Notre-Dame-de-Lorette. En 1853, il devient organiste à l'église Saint-Jean-Saint-François du Marais qui possède un orgue Cavaillé-Coll.

Une nouvelle ère dans la carrière de Franck débute au commencement de l’année 1858, lorsqu'il devient, suite à un concours où se présentèrent plusieurs compétiteurs, l'organiste de la nouvelle basilique Sainte-Clothilde où il inaugure, le 19 décembre 1859, l'un des plus beaux instruments produits par Cavaillé-Coll. Il en restera le titulaire jusqu'à sa mort.

En 1871, à la surprise générale, il est nommé professeur d'orgue au Conservatoire de Paris. Pour obtenir ce poste, il doit devenir citoyen français. Il prend officiellement possession de sa classe le 1er février 1872. La période allant de 1874 jusqu'à sa mort marque une période intense de créativité: oratorios, oeuvres pour piano, quatuor pour cordes, sonate pour violon, ballet, poèmes et variations symphoniques, pièces pour orgue, etc. En 1885, il reçoit la croix de la Légion d'honneur et un an après, en 1886, il devient président la Société Nationale de Musique. À l'automne 1890, il est victime d'une grippe qui, mal soignée, tourne à la pleurésie. Il meurt le 8 novembre 1890.

Il eut droit à des funérailles modestes. Aucune délégation officielle du Ministère ou de l'Administration des Beaux-Arts ne fut représentée alors que le Conservatoire le fut par Delibes.

Donatienne : prénom féminin. Du latin donata (donatus), « donnée par Dieu ». Dérivé : Donatella. Sainte Donatienne est sœur du saint Donatien, un jeune homme du Ive siècle. Ce garçon de 15 ans, originaire de Nantes et nouvellement converti, fut condamné au martyre en même temps que son ami Rogatien, qui n’était pas encore baptisé. En lieu et place du sacrement, Rogatien demanda que Donatien l’embrassât une dernière fois. Tous deux furent ensuite torturés puis exécutés. On les fête, tout comme Donatienne, le même jour, le 24  mai.