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YI KING (français)

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YI KING

 

I.

 

La brise qui se lève

Fait frissonner les feuilles émues

Des peupliers.

 

Les oiseaux s’endorment

Dans leurs nids noyés par l’eau limpide

Du clair de lune.

 

Taciturne, appuyé au balustre de marbre,

J’apprends à flotter dans l’air mauve

Avec le tendre chœur des étoiles.

 

II.

 

Une d’entre elles

Est si chère

A mon âme.

 

Elle verse son chant pur

Sur ma face !

 

Ô Poésie, sœur aérienne,

La plus délicate,

La plus frêle des étoiles !

 

Lancinante,

Vibrante,

Fulgurante Poésie,

Tu es devenu

Le bleu central de mes longues nuits !

 

Toi, attrait céleste et tristesse,

Blandices et larmes, charme et solitude,

Envoûtement et silence,

Adret ensoleillé et sombre ubac !

 

Tu es la Parole sacrée qui m’habite,

La barque qui vogue vers l’éternité,

Ballotée sur les vagues des rêves les plus extatiques.

 

Sous la fine soie de mes paupières,

Je renferme les visions embrasées

Que tu m’offres,

Les violettes que ta main fiévreuse

Dessine sur le brillant voile de mes libres pensées.

.

 

Guidé par toi,

J’écoute, je vois, j’entends

Couler le fleuve sidéral

De la mémoire des siècles

Qui renaît, résistant à la forge de l’oubli,

Aux tempête de neiges tombées jusqu’au fond de mon sang,

Aux départs, douloureux

Comme des blessures

Infligées par un minuscule couteaux de poche !

 

Côte à côte, nous marchons dans les prés

Sans mot dire,

Légers comme l’incessant poème de l’univers,

Entiers comme le ciel

Qui emplit nos pas de musique !

 

Soudain,

Au tournant d’une allée de lauriers roses

Nous devenons lumière

Et la mer, toute proche,

Nimbe d’amour

Nos mains

Et nos âmes !

 

Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 17 janvier 2011

Le Yi King ou Yi-King ou encore Yi Jing est un manuel chinois dont le titre peut se traduire par « Classique des changements » ou « Traité canonique des mutations ». Il s'agit d'un système de signes binaires utilisé pour faire des divinations.

Son élaboration date du premier millénaire avant l'ère chrétienne, époque des Zhou (1027-256 av. J.-C.) Il occupe une place fondamentale dans l'histoire de la pensée chinoise et peut être considéré comme un traité unique en son genre dont la finalité est de décrire les états du monde et leurs évolutions. Il est le premier des cinq textes classiques chinois.

Le Yi King est le fruit d'une recherche spéculative et cosmogonique élaborée, qui a marqué durablement la pensée chinoise. Sa structure mathématique a impressionné Leibniz qui y aurait vu la première formulation de l'arithmétique binaire. De fait, partant d'une opposition / complémentarité entre les principes Yin et Yang (adret et ubac, soleil et lune, mâle et femelle, actif et passif, etc.) et subdivisant cette dualité de façon systématique, le Yi King arrive à la série des 64 figures qui peuvent interpréter toutes les transformations possibles.

Adret (n.m.) : terme géographique de 1927 issu du vieux français adrecht, « adroit, endroit ou bon côté ». Synonyme : soulane dans les Pyrénées. L’adret désigne les versants d’une vallée de montagne qui bénéficient de la plus longue exposition au soleil.

Ubac (n.m.) : terme géographique qui signifie « envers ». Du latin opacus, « obscur, sombre ». Il désigne les versants d’une vallée de montagne qui bénéficient de la plus courte exposition au soleil.