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’ΑΝΔΡΕIΑ (français)

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’ΑΝΔΡΕIΑ

A Z.

 

Mon Prince, rappelle-toi, l’enfer de Salamine,

Les cris des épibates et leur courage sublime,

La victoire féroce, puis la nuit intime

Sous les baisers brûlants des étoiles d’Egine.

 

            Athanase Vantchev de Thracy

Saint-Germain-en-Laye, ce vendredi 26 janvier 2007

Glose :

’ΑΝΔΡΕIΑ (andreïa) : mot grec qui signifie « actions viriles, courageuses ».

La Bataille de l’île de Salamine (480 av. J.-C.) : Salamine est une petite île à quelques kilomètres au large du Pirée, le port d'Athènes. En 480 avant J.C., les Perses, voulant se venger de la cuisante défaite qu'ils avaient subit dix ans plus tôt, envoyèrent une importante flotte de 500 bateaux lourdement armés, avec à leurs bord plus de 300.000 soldats prêts à débarquer sur les rivages grecs de Phalère, à l'est du Pirée.

Mais au large de Phalère, les Perses furent arrêtés par une flotte athénienne de 200 trières. Les trières étaient des bateaux de combat légers et maniables, d'environ 40 mètres de long. La vitesse de croisière d'une trière était d'environ 8 noeuds (15 km/heure). À son bord se trouvait une vingtaine de soldats spécialement entraînés, les épibates, et 170 rameurs.

Les Grecs, simulant la retraite vers Salamine, décidèrent les dirigeants perses à lancer la moitié de leur flotte à leur poursuite. Les ennemis des Athéniens furent alors entraînés dans le détroit de Salamine : c'était le 22 septembre au soir. Le roi Xerxès, prévenu, fit installer son trône face au golfe Saronique, sur le mont Aigalée pour observer la bataille, qu'il considérait comme déjà gagnée.


Le lendemain matin, la flotte athénienne avait le dos tourné à l'île de Salamine et faisait face aux 500 navires perses. En début de matinée, sous les ordres de Thémistocle, les Athéniens commencèrent à encercler la flotte adverse.


Quelques heures plus tard, quand la manoeuvre fut terminée, les trompettes athéniennes retentirent et les trières, bien qu'inférieures en nombre, foncèrent sur les navires perses. Et là, le carnage commença : les étraves en bronze dont étaient équipés les navires athéniens percèrent les coques des navires ennemis ; et les Perses qui réussirent à nager tant bien que mal furent impitoyablement tués à coups de rames. À la fin de la journée, la moitié de la flotte perse avait été coulée. Les Athéniens perdirent 40 trières et leurs adversaires 250. Xerxès, furieux, rentra chez lui avec l'autre moitié de sa flotte... Thémistocle (525 -460 av. J.-C.) : homme d'Etat athénien, partisan d'une politique d'expansion fondée sur la puissance navale. Au lieu de distribuer à la population les revenus tirés des mines d'argent du Laurion, Thémistocle le remit aux plus riches des Athéniens, à charge pour eux de construire des trières.

Épibates : du grec ’επιβάτης, soldat de marine spécialement entraîné à mener l’attaque contre les bateaux ennemis.

Egine (île d’) : en grec ancien  Αἴγινα, grec moderne : Αίγινα est une île grecque du golfe Saronique. Egine est toute proche de Salamine. Ses habitants sont les Éginètes (adjectif : éginète). L'île est célèbre pour son temple d'Aphaïa, un des trois temples du triangle sacré Parthénon, Sounion, Aphaïa. Elle fut longtemps une grande rivale d'Athènes dans l'Antiquité comme au début du XIXe siècle. Égine fut une des premières cités maritimes et commerçantes de la Grèce antique : elle eut la première marine de Grèce et fut la première cité à battre monnaie. Elle fut la première capitale (1828-1829) de la Grèce luttant pour son indépendance et le jeune État grec y fit battre sa première monnaie. L'île est aussi la principale productrice de pistaches de Grèce. Mythologie : Zeus, sous la forme d'un aigle, enleva la nymphe Egine, la fille du fleuve Asopos, à Sicyon. Il la transportera sur une île de la côte d'Argolide qui prendra son nom.