Accueil
Biographie
Bibliographie

Evénements
Invités
Correspondance
Photos
Contact

OEUVRES

Voluptés inassouvies
Sainte Anne
Haiku
Soupir
Tendresse

Instant
Ad Limina Apostolorum
Noël
La Création

La mort du Prophète
Le visage de l'ami
La Vie s'avance
Chants monodiques
Emotion

Mitis ut colomba
Toi, Vierge de feu
Instants de pure éternité
Etait-ce moi, ô âme

Pâques

Tu frappes à la porte
Trois s
oupirs
Palmyre
Innocence
Des saintes et des roses
Nuit profonde de l'été
J'ai de la mort
Calme tragique et nostalgie
Des paroles anciennes
Frisson

Tu dis approche

Les mots
Eponymie
Sandro Botticelli
La chapelle funéraire
Rencontre
Synaxaire
Kontakion
Les cieux des cieux
Divagation
Offrande florale
Forêt de lumière
Aime-moi, Ô mon amour
Er le pamphylien
Tu entres, tu allumes la lumière
Elévation sur la beauté

La poésie russe
Hortus delicarium
Scintillement
Deux saisissements de l'âme
Ô temps sublime, Ô Pâques divine

Prosopopée
Douleur
La rue que j'habite
Accalmie

Ô Âme, Combien les paroles
Des Vers par d'autres aimé
Allophtoneonta

Seneca
Tu es, ami splendide
Catulle

Carthage
Berceuse
Au-delà de la surface
Transcendance
Et cette lumière insaisissable
Revelator Occulti
Rêve

Funérailles grecques

Souris mon bel enfant
Musique de la mémoire
Haibun pour un prince endormi
Haibun pour un prince amoureux
Aube
Ecoute, mon tendre prince
Je regarde par la fenêtre
Sublime perfection
Anaglyphes
Lampadophores
Modestie
Non mon frère je ne suis pas triste
Immersion
Khosrow Anushirvan
Mots d'azur
Andronikos
La Stèle obsidienne

Postludium

 

précédent  <     Scintillement    >  suivant
 


 

English Version

« Vous me demandez ce que je fais à la campagne ?... »

 

         Saint-Evremond (1615-1703)

 

Nous parlons à mi-voix dans la chaude ivresse
De cette chambre où calmement s’édifie,
Invisible et palpitante,
La fine architecture de l’émotion !

 

Ah ! Toute cette poésie de l’air
Portée par le souffle régulier de nos âmes !
Comme est chère à ma tristesse
La palette diaprée de tes sourires !

 

Que ferais-je de cet étang de feu votif,
De toute cette traditions d’essence intemporelle ?

 

Chère,

 

Chante-moi une chanson !
Conte-moi une histoire !
Lis-moi un poème de ta vie !

 

Fais frissonner, je te prie,
Les arbres haletants dans la le cristal
De la fenêtre !

 

Réveille en ma chair désolée
Le savoir antique,
La syntaxe oubliée du bonheur !

 

 

         Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, ce lundi 7 mars, Anno Christi MMV

 

Glose :

 

Charles de Marguetel de Saint-Denis de Saint-Evremond (1615-1703) : Moraliste et critique français. Il dut, en raison d’écrits frondeurs contre Mazarin,  s’exiler à Londres où il vécut désormais, refusant de profiter de la grâce octroyée par Louis XIV. Ses écrits qui circulaient en France comme en Angleterre, manifestent, sur des sujets très différents, son esprit libertin. En histoire, ses Réflexions sur les divers génies du peuple romain dans les différents temps de la République (1663) annoncent les théories de Montesquieu, tandis que la Conversation du maréchal d’Hocquincourt avec le Père Canaye défend une morale naturelle reposant sur un épicurisme mesuré. En littérature, enfin, ses nombreux écrits (surtout sur le théâtre) et sa volumineuse correspondance révèlent son indépendance d’esprit et ses vues pénétrantes sur la nécessaire évolution des arts (Sur les poèmes des Anciens, 1685).

 

Saint-Evremond, dissertant sur les plaisirs, confiait au comte d’Olonne : « Vous me demandez ce que je fais à la campagne ? Je parle à toutes sortes de gens, je pense de toutes sortes de sujets, je ne médite sur aucun, les vérités que je cherche n’ont pas besoin d’être approfondies ; d’ailleurs je ne veux avoir sur rien un commerce trop long ou trop sérieux avec moi-même… Pour vivre heureux, il faut faire peu de réflexion sur la vie… »