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Postludium

 

  Rêve

 


Henry Cros, buste de jeune femme, 1907

Version Anglaise
Version Italienne

« …et c’est nous qui regardons pour voir ce qu’est la beauté »

Charles Olson

Comme l’air est plein de la lune,
Comme il fait frais cette nuit
Sous les hauts palmiers.
Le sable a ouvert son cœur
Et tout le pays est devenu
Voix pure !

Viens, mon amour,
Accompagne-moi dans mon chant,
Laisse ma mélodie
Errer sur ta peau
Mûre comme du vin.

Permets à la brise du poème
D’embrasser
Le ruisseau
De tes veines,
Ô mon amour,
Silence et pudeur
De diamant !

Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 24 janvier 2006

 

Glose :

Charles Olson (27 décembre 1910 – 10 janvier 1970) : un des plus importants critiques et poètes modernistes américains. Il est le lien essentiel entre Ezra Pound et William Carlos Williams (1883-1963). Sa réputation littéraire a été établie avec Call Me Ishmael (Appellez-moi Ishmael - 1947), une étude révélant l'influence de Shakespeare et d'autres auteurs sur le Moby Dick ou la Baleine blanche de Herman Melville (1819 – 1891). Plus tard, il est devenu célèbre comme poète. Olson a écrit des « vers projectives », c’est-à-dire des vers ouverts, capables, comme il le croyait, de transmettre l’énergie des temps passés aux lecteurs attentifs. Ses autres œuvres sont : The Maximus Poems (Les Poèmes de Maximus - 1960 et 1968), Casual Mythology (Mythologie occasionnelle - 1969), Poetry and Truth (Poésie et Vérité - 1971).