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Postludium

 

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©Jock Sturges

Version Italienne
English Version

«A ma cousine Athanasie

« Ut hirundines aestivo tempore praesto sunt… »

(Comme les hirondelles restent dans nos climats durant l’été…)

Ciceron

Tu hantes encore mon cœur,
Mon amène Athanasie, mon angélique cousine !
Tu viens dans mon sommeil,
Calme, pure, clémente, lumineuse,
Dans ta robe blanche à frêles fleurs roses !

Comme ton image sublime
Frappe mon esprit d’étonnement,
Comme elle a le don élevé
De présenter chaque objet qui m’entoure
Admirable, rayonnant, somptueux !

Ton silence délicat orne, anime,
Eclaire, fortifie encore
Mon abandon !...

Je ferme les yeux ! Je suis de nouveau avec toi,
Au bord de notre magique rivière !
Nous avons tous les deux douze ans !

Les galets chantent sous l’écume
De la vague comme des clochettes.
Ils rêvent à la tendresse maternelle de l’eau claire !

Une petite musique tombe des feuilles
Des élégants peupliers,
Une mélodie verte et tremblante comme un cœur
D’oiseau effrayé dans son vol.

Le diamant du soleil scintille dans l’or liquide
De tes cheveux soyeux.
Mon âme frissonne, s’incline vers l’ombre,
Embrasse l’air suave
Et respire la mauve plénitude du midi !

Ah, ma suave Athanasie ! Si loin de mes lèvres
Son ces jours de grande lumière !

Tout est mort à présent
Tout est mort !


Je tourne dans ma chambre obscure,
Enfermé comme une fleur d’automne
Entre tes lointaines mains
Printanières !

La nuit vient !
J’attends les astres
Allumés sur le front
Des hauts séraphins,
Célestes gardiens de notre
Tendresse !

A Paris, ce mercredi 1 juin, Anno Domini MMV

Glose :

Prosopopée (n.f.) : du grec prosôpon, « personne » et poïein, « faire ». Figure du langage qui consiste à faire parler les absents comme s’ils étaient présents. Elle prête un langage aux choses muettes. Synonyme : évocation. La prosopopée est aussi un discours d’une véhémence emphatique.

Ciceron (Marcus Tullius Cicero – 106-43 av. J.-C.) : homme politique et orateur latin de génie. Un des plus illustres personnages de l’histoire universelle. Avocat depuis 80 av. J.-C., il fut élu questeur à Lylibée (auj. Marsala) en Sicile (75 av. J.C.) où il défendit avec une fugue inouïe jusqu’alors les Siciliens contre les terribles exactions de leur ancien gouverneur, le propréteur Verrès. Consul en 63 av. J.-C., il déjoua la conjuration de l’ambitieux patricien Catilina et fit exécuter ses complices. Accusé par le tribun Clodius Pulcher, son farouche ennemi, d’avoir fait exécuter des citoyens romains sans jugement, il fut exilé en Grèce en 58 av. J.-C., par la volonté des triumvirs César, Pompée, Crassus, puis envoyé comme gouverneur en Cilicie (Asie Mineure). Après l’assassinat de César, il attaqua vivement Antoine, qui favorisait sans clairvoyance le jeune Octave, l’héritier de César, le futur Auguste.
Quand ces deux ambitieux se furent unis avec Lipide, Cicéron fut proscrit, rejoint dans sa propriété, et assassiné sur l’ordre d’Antoine. Ecrivain de premier ordre, il a porté l’art oratoire latin à son apogée dans ses plaidoyers (Verrines, Pro Murena, Pro Archia, Pro Milone) et dans ses harangues politiques (Catilinaires, Philippiques). Il a élaboré une théorie romaine de l’éloquence (De oratore, Brutus, Orator). Il chercha de concilier, par ses traités politiques, les différentes écoles (épicurienne, stoïcienne, académique) pour dégager une morale pratique en harmonie avec les exigences de la cité (De republica, De legibus, Tusculanes, De senectute, De amicitia, De oficiis). Il a créé une prose philosophique latine. Sa Correspondance (plus de 900 lettres tant à ses amis, en particulier à son fidèle Atticus, qu’à son frère Quintus) nous donne l’image d’un homme orgueilleux, mais qui force la sympathie par la grande noblesse de ses buts et l’immense richesse de ses dons intellectuels.