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Haibun pour un prince amoureux
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Modestie
Non mon frère je ne suis pas triste
Immersion
Khosrow Anushirvan
Mots d'azur
Andronikos
La Stèle obsidienne

Postludium

 

Haibun pour un prince amoureux

 


©Shinobi

Version Anglaise
 

Regardez, mon Prince aimé, comme l’air se ramasse et puis rebondit vers les collines
recouvertes de violettes fraîches. L’air, mon Prince magnifique, ébranlé par sa masse
lisse, unique, continu ! Comme la lyre, mon Prince adoré, possède un registre, un
timbre et un langage harmonieux, comme le son aigu ébranle un bref instant et en
profondeur notre être et le son grave presse de sa force exaltée notre oreille et dure
longtemps au fond de notre âme, ainsi nos cœurs, dans leur vaste frémissement, ont
leurs multiples et célestes qualités.

Mais vous ne m’écoutez pas, mon Prince aimé, et, tendrement distraite, votre regard
cherche à saisir la couleur intime de chaque objet. Ô, mon Prince, marchant dans la
lumière de l’été ! Vous rappelez-vous, mon Maître, ce poème De la Dame aux œillets
que, tout jeune enfant encore, vous ne pouviez pas écouter sans sangloter sur ma
brûlante poitrine :

« J’ai composé, d’une brassée de jonquilles, une couronne pour mon Chevalier
Et cousu, de ce large tissu de soie plus délicate que les pétales d’une pensée
printanière,
Une ample robe, une robe flottante pour habiller son ultime voyage !

Ô dieux célestes, c’est à vous que je confie à présent
Le corps resplendissant de mon Prince endormi à jamais ! »

Athanase Vantchev de Thracy