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©CET

English Version

       

                             A Aliette

 

                     «Oranger, dont la voûte épaisse
                     Servit à cacher nos amours,
                     Reçois et conserve toujours
                     Ces vers, enfants de ma tendresse… »

 

                           Le chevalier de Parny (1753-1814),

                           Poésies érotiques

 

Autour du soleil de tes yeux,
Tournent, ma douce Aliette,
Les heures et les jours de travail,
Les années du désir et la mer mauve.

 

Tes yeux où mûrissent, ma belle Aliette,
Les ombres des grands noyers,
Les corymbes des mois, les violettes de l’air
Et les blonds épis du mystère.

 

La nuit, mon enfant, ton rire
Est une lumineuse rivière de lucioles
Qui vient caresser mon cœur frissonnant !
Doux comme le sommeil duveteux des colombes
Sont les mots de ta bouche !

 

Ah, pur comme les anges,
Mon amie, est notre bonheur
Sous les feuilles humides des platanes
Où la main de Dieu, plus légère
Que le chant des merles,
Entrelace nos noms sur l’écorce tendre.

 

L’amour délicieux, mon canari, va et vient
Dans le sang de nos mains
Pleines du parfum des giroflées et des acacias !

 

Humons, ma suave Aliette,
Cette odeur d’herbes vivantes,
Ces glycines sur la face de la lune,
Ces larmes où le temps léger lave et ébroue
Ses lèvres lourdes de fatigue !

 

            Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, ce dimanche 17 octobre, Anno Gratiae MMIV

 

 

Glose :

 

Aliette : prénom français. Etymologie : du grec aletheia, « vérité ». Patronne céleste : sainte
Alète ou Alyette (Aliette), mère de saint Bernard de Clairvaux, fêtée le 4 avril.

 

Evariste Désiré de Forges, vicomte de Parny (île Bourbon 1753 – Paris 1814) : poète
français. Il est l’auteur de Poésies érotiques (1778-1781), hommage délicat à la grâce
féminine et rêve nostalgique de la femme aimée. Par leur grâce et leur finesse, ses poèmes
annoncent le romantisme lyrique. Certaines Chansons madécasses (1787) ont été mises en
musique par Ravel (1925-1926).

 

Corymbe (n.m.) : du grec korumbos, « sommet ». Inflorescence dans laquelle les pédicelles,
de longueur inégale, s’élèvent en divergeant de sorte que leurs fleurs se trouvent sur un
même plan : ombelle. Les corymbes des fleurs de poirier, de sureaux.