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English version
 


                                                                                      © C.E.T.
 

A M. de V.

 

Ce corps aérien, calice de sensitive,

La voix captive du temps dans la voix aimée

Et cette allée sans fin où la tendresse ailée

Venait poser ses mains sur nos pupilles craintives !

 

Je t’aime année splendide fuyant entre les rives

De nos baisers de feu brûlant d’éternité,

Je t’aime encore, ô âme, poème inachevé,

Parfum toujours vivant dans l’ombre effusive

 

De mon adolescence emplie de lumière !

Etait-ce moi, ô âme, ce page délicieux,

Ce clair chevalier, ce corps vertigineux

 

Qui défiait la mort de son regard solaire !

Comme tout est immortel quand sur la lèvre pure

L’amour a fait graver son premier murmure !

 

 

                        Athanase Vantchev de Thracy

 

 

A Paris, ce mardi 13 avril, Anno Christi MMIV