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 « Here is the story of the beginning,
When there was not one bird,
Not one fish,
Not one mountain.
Here is the sky, all alone.
Here is the sea, all alone.
There is nothing more
- no sound, no movement.
Only the sky and the sea.
Only Heart-of-Sky, alone.”
 

                                               Popol Vuh, The Creation


 English version

Tout se tait à présent : les tendres feuilles des trembles,
La maison, la vallée aux iris, les nids des oiseaux.

Pourquoi ce soir les Maya-Quiché hantent-ils mon esprit ?
Qu’ai-je de commun avec eux, moi, le Thrace amateur de chevaux,
Le poète amoureux des splendeurs de Byzance,
L’Ami de Dieu épris des grands mystiques chrétiens ?  

Il est vrai :
D’autres pensées ont tourmenté toute la journée mon âme -
Comment représenter en poésie le vent,
Comment exprimer le silence, la lumière, sa clarté, sa pureté.
Comment apprendre à ne jamais confondre le beau
Et le haut savoir-faire ? 

Qu’ai-je à faire de la cosmogonie Quiché,
De la légende de ses divinités malfaisantes :
Gukup Cakix et ses fils Zipacna et Capracan
Qui firent surgir tous les volcans de la Terre
Et tuèrent les deux magnifiques adolescents,
Junajup et Ixbalamqué, dont l’âme débordait
De bonté et de miséricordieuse connaissance ? 

Oui, en réalité,
Qu’ai-je à faire
Des entreprises guerrières des Ajup au pays de Xibalba ? 

Pourquoi m’émeuvent tant l’histoire de la princesse Ixquic,
Mère merveilleuse de Junajup et Ixbalamqué,
L’apparition des illustres chefs des puissantes familles Maya :
Balam Quitze, Balam Akap, Majucutaj et Iqui Balam,

 Le mystérieux récit d’Ixtaj et d’Ixpuch, les deux jeunes
Filles qui tentèrent de séduire les nouveaux dieux par leur beauté? 

Ô mon âme, ô mon cœur, allez, avancez,
Voyageurs amoureux des énigmes de la Création!
Peut-être est-ce ainsi que s’affinent
Ma voix poétique et mon être -
Connivence entre les hommes et les choses ?
Peut-être est-ce ainsi que rajeunissent les mots ? 

Quelqu’un ici connaît-il encore la réponse ? 

Je m’appuie contre le tronc du frêne
Devant ma maison, face vers l’écorce,
Je le caresse. Lui et moi, nous sommes maintenant
L’unique réponse dans la nuit qui approche,
Lui et moi nous sommes, à cet instant même,
Toute l’éternité !

 Une brise légère se lève.
Elle remplit de chauds murmures mon ouïe
Comme si elle voulait accoutumer ma bouche
A la suave douceur des fruits. 

                                Athanase

                                A Paris, ce dimanche 22 février, Anno Christi MMIV

English version

Glose :

 Popol Vuh : il s’agit d’un très important document historique, littéraire et religieux concernant le peuple Maya-Quiché (Mexique méridional, Yucatan, Guatemala). Il peut être considéré comme la Bible d’un Peuple qui avant Christophe Colomb fut parmi les plus civilisés du Nouveau Monde. Ecrit dans la langue Quiché en caractères latins (1557 ap. J.-C.), il fut longtemps attribué à un certain Diego Reynoso. Le document fut découvert à Santo Tomas Chichicastenango à la fin du XVIIe siècle par le frère Francisco Ximénez qui le traduisit en espagnol.

 

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