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Andronikos
La Stèle obsidienne

Postludium

 

  Carthage   

 


©Wilhelm Von Gloeden

 

« Omnia vincit Amor : et nos cedamus Amori »

L’Amour triomphe de tout : et nous aussi, nous cédons à l’Amour

Virgile, Bucoliques X, vers 69

 


L’immense cryptoportique, le péristyle carré,
Les innombrables fleurs, l’octogonal jardin,
Je me rappelle, ô âme, le jeune patricien
Jouant avec les grives près du bassin bleuté.

Je me rappelle l’autel où, plus légère que l’air,
Tu inclinais ta tête, mon immortelle princesse,
Pour honorer les dieux et rendre la liesse
A ces lieux peuplés d’ancêtres séculaires.

Puis, courant vers moi, les yeux remplis d’azur,
Tu enlaçais mon corps comme le jasmin grimpant
Enlace dans son étreinte les plis du marbre blanc

Pour rendre plus brillante l’antique architecture !
En quelle année ce fut ? Ô mosaïque splendide,
Rappelle-moi son nom et son sourire candide !

Athanase Vantchev de Thracy
 

Catulle (Caius Valerius Catullus – vers 84 av. J.-C. – vers 54 av. J.-C.): le plus grand, le plus original et le plus raffiné parmi les “poètes nouveaux” latins. Né à Vérone, il se rendit, vers 62 av. J-C., à Rome où il tomba profondément amoureux de Clodia, la soeur de l’ennemi juré de Cicéron, Publius Clodius Pulcher. Il exalta Clodia sous le pseudonyme de Lesbie (en souvenir de Sappho de Lesbos) dans des vers d’une beauté sublime. Catulle est l’auteur de quelques longs poèmes dont les plus connus sont : « Noces de Thétis et de Pelée », petite épopée mythologique dans le goût du
poète et grammairien alexandrin Callimaque (vers 315 – vers 240 av. J.-C.), et « Atis », étrange évocation des rites de la déesse Cybèle. Son plus beau poème est sans doute le fameux « Pleurs sur la mort du moineau de Lesbie ».