Accueil
Biographie
Bibliographie

Evénements
Invités
Correspondance
Photos
Contact

OEUVRES

Voluptés inassouvies
Sainte Anne
Haiku
Soupir
Tendresse

Instant
Ad Limina Apostolorum
Noël
La Création

La mort du Prophète
Le visage de l'ami
La Vie s'avance
Chants monodiques
Emotion

Mitis ut colomba
Toi, Vierge de feu
Instants de pure éternité
Etait-ce moi, ô âme

Pâques

Tu frappes à la porte
Trois s
oupirs
Palmyre
Innocence
Des saintes et des roses
Nuit profonde de l'été
J'ai de la mort
Calme tragique et nostalgie
Des paroles anciennes
Frisson

Tu dis approche

Les mots
Eponymie
Sandro Botticelli
La chapelle funéraire
Rencontre
Synaxaire
Kontakion
Les cieux des cieux
Divagation
Offrande florale
Forêt de lumière
Aime-moi, Ô mon amour
Er le pamphylien
Tu entres, tu allumes la lumière
Elévation sur la beauté

La poésie russe
Hortus delicarium
Scintillement
Deux saisissements de l'âme
Ô temps sublime, Ô Pâques divine

Prosopopée
Douleur
La rue que j'habite
Accalmie

Ô Âme, Combien les paroles
Des Vers par d'autres aimé
Allophtoneonta

Seneca
Tu es, ami splendide
Catulle

Carthage
Berceuse
Au-delà de la surface
Transcendance
Et cette lumière insaisissable
Revelator Occulti
Rêve

Funérailles grecques

Souris mon bel enfant
Musique de la mémoire
Haibun pour un prince endormi
Haibun pour un prince amoureux
Aube
Ecoute, mon tendre prince
Je regarde par la fenêtre
Sublime perfection
Anaglyphes
Lampadophores
Modestie
Non mon frère je ne suis pas triste
Immersion
Khosrow Anushirvan
Mots d'azur
Andronikos
La Stèle obsidienne

Postludium

 

Anaglyphes

 

Le dieu de l'amour embrasse Rmsès II, Bes-relief, temple de Karnak

Version Anglaise
Version Italienne

Á O. B.

 

See what delights in sylvan scenes appear!
Descending Gods have found Elysium here.”

 

(Regarde les délices que nous offrent ces scènes sylvestres !
Les dieux venant du ciel ont trouvé ici leurs Champs Élysées. »)

 

         Alexander Pope

 

L’été, alors! Et cette nuit qui glisse
Silencieuse et blanche
Sur les étanches frissons des feuilles !

 

Les élancements précipités du temps –

Mais d’autres disent de toute l’éternité –

Contre le bleu mémorial du cœur !

 

Et tout d’un coup ce clapotis d’herbes folles

Dans l’estuaire des heures !

 

Et cette odeur de souvenirs,

De choses aimées, de noms, de rires si proches

Qui quittent le fleuve de l’oreiller

Et passent de la surface du sang

Au tremblement furtif de l’âme 

Avec la verte agilité d’un écureuil!

 

Maintenant, se déprenant du lait du marbre,

Un chant se hâte de nous offrir,

Enchevêtrés dans leur parfait accomplissement,

Les anaglyphes d’un dieu égyptien !

 

L’été, encore ! L’été !

Le Livre d’Arator,

Les sauges, les romarins, les thyms,

Les corps fluides des fleurs aériennes

Qui font trembler le voile subtil de l’air

Et l’ordre rigoureux

Des ombres aoûtiennes !

 

         Athanse Vantchev de Thracy

 

A Paris, jeudi 25 mai, Anno Domini MMVI,

Fête de l’Ascension de Notre-Seigneur

 

Glose :

 

Anaglyphe (n.m.) : du grec anagluphos (ανάγλυφος), « ciselé ou relevé en bas-relief ». Ouvrage (spécialement inscription ornementale) sculpté ou ciselé en bas-relief. Les anaglyphes égyptiens. Dans le domaine du graphisme : Nom technique donné aux images en relief à base de plusieurs images superposées (en général une bleue et une rouge : on a besoin de lunettes à verres colorés pour voir le relief).

 

Elysées (champs) – (n.m.pl.) : en grec Êlusia Pedia. Séjour des âmes des héros et des hommes vertueux aux Enfers, dans la mythologie grecque et latine. D’où en français : Champs-Elysées.  On rencontre dans les Enfers de l’Antiquité le nocher Charon, le chien Cerbère et les maîtres des lieux, le dieu Hadès et sa femme, la déesse Perséphone et les plus hautes figures du genre humain. Les criminels purgent pour l'éternité leur peine et endurent des châtiments raffinés ; les bons goûtent la félicité incomparable des Champs Elysées, l’équivalent du paradis chez les chrétiens.

 

 

Alexandre Pope (Londres 1688 – Twickenham 1744) : poète et essayiste anglais. Enfant d’une famille de commerçants aisés, de santé précaire, il fréquenta les écoles catholiques de Winchester et de Londres. Il avait douze ans quand il composa son Ode à la solitude. Ses disgrâces physiques (il était petit et bossu) l’amenèrent à renoncer aux joies sentimentales : il ne composa que deux poèmes d’inspiration amoureuse. Pope avait appris seul le français, l’italien, le grec et le latin. Sa traduction en vers de l’Iliade (1720) fut considérée comme un chef-d’œuvre. Son Essai sur la critique a joué en Angleterre le rôle de l’Art poétique de Boileau en France. Poète satirique, Pope donna libre cours  à son ressentiment contre les écrivains médiocres dans La Dunciade (1728) et La Nouvelle Dunciade (1742), dérivé du terme péjoratif dunce, « gourde ». Il affirme la bonté et la dignité naturelle de l’homme dans son Essai sur l’homme (1734). C’est sous forme épistolaire qu’il fit paraître ses Essais moraux (1735).

 

Mémorial, pl. mémoriaux (n.m.) : du bas latin mémoriale. Ecrit où sont consignées les choses dont on veut se souvenir. Le « Mémorial » de Pascal. Mémoires. Le « Mémorial de Sainte-Hélène, de Las Cases. Anglicisme : Monument commémoratif. Le mémorial de La Fayette.

 

Estuaire (n.m.) : du latin oestuarium, de oestus, «  mouvement des flots ».  Partie terminale d’un fleuve sensible à la marée et aux courants marins, souvent en forme d’embouchure évasée. Estuarien, estuarienne (adj.) : Relatif aux estuaires.

 

Arator (VIe siècle ap. J.-C.) : poète chrétien et sous-diacre romain, Arator mit les Actes des Apôtres en vers. L’importance littéraire de la Bible est immense. Non seulement à cause de ses propres textes, mais aussi, par les nombreux commentaires, prêches et versions, rimées ou non, et chants religieux qu’elle a suscités. Déjà, vers 330, le prêtre espagnol Gaius Vettius Aquilinus Luvencus recomposa les évangiles en hexamètres virgiliens appréciés et imités jusqu’au XVIIe siècle. Plus tard, un poète inconnu publia, sous le pseudonyme de Cyprianus Gallus, un Pentateuque sous l’influence de poèmes composés par Claudius Marius Victorius (vers 425) et par Alcimus Ecdicius Avitus (vers 500).

 

Aoûtien, aoûtienne (adj.) : de août, lui-même du latin augustus, proprement « mois d’Auguste », c’est-à-dire du premier empereur romain. Relatif au mois d’août.