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Haibun pour un prince endormi
Haibun pour un prince amoureux
Aube
Ecoute, mon tendre prince
Je regarde par la fenêtre
Sublime perfection
Anaglyphes
Lampadophores
Modestie
Non mon frère je ne suis pas triste
Immersion
Khosrow Anushirvan
Mots d'azur
Andronikos
La Stèle obsidienne

Postludium


KHOSROW ANUSHIRVAN

English Version

A Nathan

 “Mes doigts sont des sources qui rafraîchissent ta face”

          Athanase Vantchev de Thracy

Tu vis dans mes prunelles, dans ma voix nocturne,
Dans les palais d’azur du roi Anushirvan,
Toi, mon Prince penché sur les ruines du temps,
Image évanouie d’une ombre taciturne.

 Dehors, dans les bassins, pays des nenuphars,
Mon âme zoroastrique écrit ton histoire.

        Athanase Vantchev de Thracy

Sofia, ce mardi  2 octobre 2007

 

Glose:

 Khosrow Anuchirvan: roi de la dynastie des Sassanides qui régnèrent sur l'Iran de 224 ap. J-C. jusqu'à l'invasion musulmane des arabes en 651 ap. J.-C. Cette
période constitue un
âge d'or pour l'Iran
tant sur le plan artistique que politique et
religieux.

On divise en générale la période sassanide en trois :

- les IIIe et IVe siècles, qui correspondent à la constitution de l’empire, au
développement de l’agriculture et de l'urbanisme

- le Ve et le début de VIe siècles, où l'on remarque un certain déclin et des difficultés
face aux Hephtalides

- les VIe et VIIe période qui débute avec le règne de Khosrow I Anushirvan et qui
est marquée par un renouveau de la croissance puis un rapide déclin final.

IIIe - IVe siècles

Sassan, le fondateur de la dynastie sassanide, plus ou moins légendaire, était prêtre
du temple d’
Anahita à Istakhr et se proclamait descendant de Darius III, le dernier
souverain perse achéménide battu par
Alexandre le Grand. Toutefois, c'est en 224,
avec la victoire de son successeur,
Ardashir, sur le dernier roi parthe Artaban IV
, que
débute réellement la période sassanide. Ayant rapidement conquis le territoire
Parthe, Ardashir se fait couronner en 226, et meurt en 241.

Néanmoins, de nombreux problèmes se rencontrent sur les frontières occidentales
comme orientales. À l’est, l'expansion progressive des sassanides provoque des
soulèvements chez les nomades Kouchans, qui refusent de céder leur territoire, et
engagent de nombreuses batailles avec les Sassanides. Un peu plus tard, à la fin du
IVe siècle, ce seront les Huns, Chionites puis Kidarites, qui déferlent sur l'Iran, et se
fixent finalement en Transoxiane et au Gandhara.

Le monde romain lui aussi s'accommode mal de l'arrivée au pouvoir d'une dynastie
qui ne cherche qu'à s'étendre, et des conflits incessants ont lieu entre ces deux
puissances. On peut ainsi noter la victoire de Shapur Ier sur Valérien en 260, qui fut
suivie de revers et d'autres victoires, avant d'aboutir finalement à un traité de paix
en 384 entre Théodose et Shapur III : face à la menace des Huns, les romains
appliquent une politique d'Etat allié et décident de payer les sassanides pour que
ceux-ci protègent le Caucase et bloquent les peuples d'Asie centrale.

On peut aussi mentionner les nombreuses luttes contre les Arascides, l'une des
petites dynasties de la plaine arabique, qui cotoie de nombreux bédouins.


Ve et début du VIe siècle

Au Ve siècle, les menaces sur la frontière orientale, notamment de la part des
Hephtalites, se font plus fortes. Si Vahram V Gur (421-438) parvient à obtenir une
victoire, Peroz, est fait prisonnier cinquante ans plus tard, en 476, et durant toute la
fin du Ve siècle, les Sassanides restent tributaires des Héphtalites. De plus, des
troubles dus à un état économique moins florissant qu'auparavant et à une religion
rigoureuse éclatent, en particulier au début du VIe siècle, sous le règne de Kavad Ier.


VI
e et VIIe siècle

A partir du règne de Khosrow I Anushirvan (« à l’âme immortelle »), appelé
Chosroès par les Grecs, des réformes mettent en place un nouveau système
d’impôts, qui fut plus tard repris par les Arabes. Le pouvoir est désormais confié à
une petite noblesse, plutôt qu'à de grands propriétaires. L'empire s’étend sur l'Arabie
méridionale, permettant le contrôle du commerce entre Byzance et l’Extrême-Orient
(Inde, Chine). Les victoires qui mettent fin à la domination des Hephtalites,
entraînent également une expansion importante vers l'est, jusqu’à l’Oxus.

Khosrow I Anushirvan est resté très célèbre en Iran : de nombreuses paroles et de
nombreux faits lui sont attribués. Il réalise de grands travaux publics, comme des
canaux d’irrigation, ou la fondation à Jund-i Shapur d’une école médicale fondée sur
les théories grecques. C'est également sous son règne que sont accueillis à la cour
des philosophes et savants grecs expatriés après la fermeture de l’école d'Athènes en
529).

Sous Khosrow II Parwiz (le triomphant), l'expansion territoriale se poursuit, avec
l'annexion de la Syrie, de l’Égypte et de la Palestine. Mais la contre offensive
d’Héraclius mène finalement au pillage de la résidence royale de Dastajird, puis à
l'assassinat de Khosrow à Ctésiphon. Ce règne reste associé toutefois à une période
de luxe, avec la construction des palais de Qasr-i Shirin et Dastajird, et le grand goût
qui a cours pour la poésie et la musique.

Le règne de Kavad II, marqué par un traité de paix avec Byzance, qui induit un repli
sur le territoire de Khosrow I, marque la fin de l'apogée des sassanide, et le début
d'une anarchie qui ne s'achève qu'avec la conquête arabe. En 637 la prise de
Ctésiphon puis en 642 la défaite de Nehavend marquent la fin de l'empire. Yazdagird
III s’enfuie à Merv puis Balkh, et finit par être assassiné. La dynastie survécut
cependant quelques temps, réfugiée à la cour de Chine.