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English Version

A Vito Paolo Quattrocchi

 

« Qu’il ne me soit pas caché, Ton aimable visage
Rien que pour aujourd’hui.  »

        

         Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897),

         Mon chant d’aujourd’hui

 

I.

 

Dans l’intervalle entre deux saisissements de l’âme,
Le mot enlace le mot,
La brise réchauffe la brise,
Et la main amoureuse prolonge le monde
Jusqu’à l’extrême caresse du poème.

 

Et nous restons éblouis, émerveillés, fascinés
Sous les ifs émus qui ondoient
Dans le dense indigo de la nuit,
Cherchant dans ce qui commence sur nos lèvres
Le silencieux sentier qui se hâte
Vers l’inaccoutumé, l’inconnu, l’inédit.

 

Et soudain tout devient  jouissance incorruptible,
Illumination flavescente
Et douceur immortelle !

 

 

II.

 

« Jette le manteau de Tes richesses
Sur ma pauvreté
Et sur mon indigence. »

 

         Dhou’l-Noun al-Misri (796-861)

 

Qui donc pourrait t’aimer, ô toi,
Inquestionnable, illimité savoir de l’amour ?
Intime, profond, secret savoir de toujours !

 

Poème bâti sur tant de silence,
Sur tant d’extatiques solitudes
Où balancent leurs splendeurs insaisissables
La fraîcheur almandine des fontaines,
Le feu  soyeux de l’été,
L’haleine cristalline des hauts rosiers !

 

Qui donc pourrait dire le bonheur,
La béatitude, le contentement du corps
Dans la pluie parfumée de juillet ?
Qui ? Qui saurait de ses doigts de source,
Ouvrir, sans s’évanouir,  le Livre ultime
De la tendresse ?
Qui ?

 

         Athanase Vantchev de Thracy

 

Glose :

 

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897 : Marie Françoise Thérèse Martin, née à Alençon, en France, entra à 15 ans chez les carmélites de Lisieux, où elle reçut le nom de Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. Ses progrès spirituels étaient si importants, qu’elle fut nommée maîtresse des novices à vingt-deux ans. Elle mourut deux ans plus tard. Dans sa brève vie, sainte Thérèse se distingua par son humilité, sa simplicité et son endurance héroïque de la souffrance. Après sa mort, elle opéra d’innombrables miracles, qui firent que son culte se répandit dans le monde entier. Le pape Pie XI la déclara patronne des missions étrangères, avec saint François-Xavier. Canonisée en 1925, elle fut déclarée en 1947 co-protectrice de la France, avec sainte Jeanne d’Arc par le pape Pie XII. En 1997, le pape Jean Paul II la proclama Docteur de l’Eglise. Thérèse, petite fleur de Jésus, est représentée comme carmélite, tenant un bouquet de roses ou avec des roses aux pieds.

 

Dhou’l-Noun al-Misri (796-861) : un des plus grands représentants du soufisme qui vécut en Egypte. Soufisme (n.m.) : terme désignant le mouvement mystique ayant vu le jour très tôt dans le monde musulman, qui y connut des manifestations diverses, dont certaines se situent franchement en dehors de la doctrine définie par les théologiens sunnites et qui, tout en étant combattu par certains à l’époque moderne, n’en rencontra pas moins un succès grandissant dans certaines régions périphériques et tardivement converties à l’islam. Ces premiers représentants aux mœurs marquées par l’ascétisme apparurent des le califat des Omeyyades, tel al-Hassan al-Basri, pieux prédicateur irakien de grand renom auprès de ses contemporains.